Peur des représailles sur mon enfant

J'ai peur d'intervenir

« J’ai peur que ça retombe sur mon fils ». C’est la petite phrase des parents qui m’expliquent pourquoi ils ont eu peur d’intervenir à l’école quand il y en avait besoin.  Je l’entends souvent pour des petits mais également pour des collégiens car ce milieu n’est pas toujours tendre non plus.

Si cela vous est déjà arrivé ou si vous craignez d’être concerné un jour, voici des éléments clés pour comprendre la situation et ses enjeux.
Mais si ne pas intervenir à l’école de votre enfant fait partie de votre façon d’éduquer, si vous pensez qu’il doit apprendre à se débrouiller seul par exemple, c’est votre choix. Cet article vous concerne moins, mais il peut toutefois vous apporter des réflexions supplémentaires aux vôtres.

Quand est-il nécessaire d'intervenir auprès de l'école?

Chaque famille a son propre cadre et chaque parent a ses propres limites, ce sont vos premiers critères objectifs pour déterminer si votre intervention est judicieuse ou non. D’autre part, vous connaissez votre enfant, ses besoins et ses fragilités. S’il est jeune et timide, il aura plus besoin de vous que s’il s’exprime facilement et sait se défendre.  La mission de vigilance vous appartient.

Quoiqu’il es soit, les enfants attendent des adultes de se sentir en sécurité et protégés. Pour apprendre correctement à l’école, il est important de favoriser un environnement sécurisant plutôt que stressant. Si un élément met votre enfant en insécurité à l’école, il attend de vous une attitude d’adulte responsable permettant de regarder les problèmes rationnellement et d’y apporter des solutions si nécessaire. Si besoin, je vous invite à visionner la vidéo sur le sentiment d’insécurité.

Vous pouvez intervenir par exemple pour signaler à l’enseignant que votre enfant est très sensible et qu’il a été très inquiet pendant 2 jours suite à telle remarque. C’est l’occasion de lui apporter quelques documents de ce site pour expliquer ce que sont les kinesthésiques.
Il est possible de prendre rendez-vous également pour une demande d’explications, pour signaler une injustice, pour faire stopper une situation abusive entre élèves, pour demander une modification dans l’usage de la communication numérique, entre autres. Ainsi, des textos envoyés tous les soirs par l’enseignant ou des devoirs postés le dimanche après-midi pour le lundi sont beaucoup trop stressants pour une année efficace et constructive.

>> Soit l’enfant a déjà tenté de se faire entendre sans succès, et vous prenez le relais parce que c’est nécessaire.
>> Soit l’enfant est trop sensible et n’ose pas s’exprimer ou faire une demande, et le rôle vous revient pour un an ou deux, le temps qu’il soit plus autonome.

enfant fragile

Si vus savez que votre enfant est kinesthésique, vous connaissez son degré de sensibilité et son émotivité. De nombreux articles sur ce site vous donnent des clés.

Si vous voulez vous en assurer, selon l’âge, donnez-lui le petit questionnaire à compléter ou regardez la vidéo s’il a moins de 9 ans:
Utilisez  >>>Le questionnaire ici …   et dans la rubrique les outils située tout en haut de cette page sur l’onglet « les kinesthésiques » ou ici Comment savoir si mon enfant est kinesthésique.

Les kinesthésiques sont plutôt actifs et souvent ils ont des difficultés à tenir en place en classe. Soit ils bougent trop, soit ils choisissent de s’effacer pour éviter de déplaire. Comme ils sont particulièrement sensibles et émotifs, ils peuvent se prendre toute remarque de plein fouet et en être fortement impactés. Il en va de même pour toutes les sortes de moqueries inventées par les autres enfants. Cela occasionne bien des sujets nécessitant votre intervention auprès de l’institution scolaire.

Pour connaitre ses besoins et fonctionnements, un ouvrage a été publié:

Le livre des kinesthésiques,  Je ne peux PAS m’empêcher de BOUGER! Mode d’emploi d’un « K » épanoui, est à votre disposition pour vous aider à le comprendre.  >>>le livre

Évaluer les risques

La plupart du temps, vous intervenez pour qu’une situation soit modifiées.  Sans ce changement, la situation se prolongera et peut-être s’amplifiera. Si l’enfant vit un stress, il risque de ne plus pouvoir maintenir son attention en classe, ce qui se répercutera sur ses apprentissages. Ill peut aussi se décourager de ne pas pouvoir faire face. Dans ce cas, selon son tempérament, il se révoltera avec une attitude rebelle ou il baissera les bras, démoralisé. De là à se sentir démotivé de l’école, voire totalement dégoûté des apprentissages, il n’y qu’un pas pour le jeune kinesthésique sensible et émotif. À ce titre, j’ai déjà vu un cas de paroles de type suicidaire pour un enfant de 10 ans face à une situation bloquée.

J’ai noté également un risque important si le parent choisit de ne pas intervenir par peur des représailles sur l’enfant: celui d’inculquer à l’enfant l’attitude de se courber devant une difficulté et de céder à la peur. En effet, nos attitudes d’adultes, en premier celles des parents, servent de modèle à l’enfant, qu’on le veuille ou non. Le message implicite transmis est donc « dans la vie on s’en sort en se pliant devant les difficultés » S’il adhère au message, il prendra l’habitude de plier sans se respecter. S’il n’adhère pas, il se révoltera peut-être en devenant un « caïd » par exemple.

Toutefois, si un parent choisit cette attitude de soumission dans la vie, pour éviter de faire des vagues par exemple, il n’y a rien à redire. Chacun est libre de choisir ses positionnements.

Revenons à la situation problème et que vous choisissez d’intervenir. Si vous êtes resté courtois et objectif, il n’y a aucune raison raisonnable que votre enfant essuie des conséquences négatives de la part d’un adulte. Malgré tout, si votre intervention « retombe sur lui » négativement avec des représailles quelconques de la part d’adultes, on s’approche de la faute professionnelle. Dans ce cas, il vous revient de relancer le dialogue. Et si celui-ci est impossible, l’institution est suffisamment hiérarchisée pour solliciter un responsable de l’échelon supérieur. Son statut l’indique « il est responsable ».

Dans la « fiche de poste de parent », certains aspects peuvent nous paraitre compliqués, d’autant plus si notre profil kinesthésique nous rend plus émotif. Notre garantie pour une rencontre efficace avec les enseignants est de savoir adopter une attitude « adulte responsable » dans laquelle n’interfèrent pas les jugements ni les états d’âme.

Si cela vous parait hors d’atteinte actuellement, contactez-moi. En effet 1 séance suffit pour vous transmettre la façon de faire.

peur des représailles à l'école
peur des représailles à l'école, je n'ose pas intervenir

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