Jouer n’est pas un loisir (2e partie)

Les besoins de base d'un enfant

Nos enfants ont plus que jamais besoin de notre soutien.

Je rencontre en ce moment des jeunes étudiants avec le moral en baisse.  En effet, le schéma de vie proposé actuellement pèse de plus en plus, contraint de plus en plus, limite de plus en plus.

Des voyages sont annulés, des stages à l’étranger également. Des écoles ont fermé. Les activités sportives ont largement diminué et les loisirs aussi.

Alors c’est facile à comprendre que vivre dans cet environnement soit difficile pour un jeune étudiant pas encore  armé psychologiquement.

Or les jeunes enfants le sont encore moins.

Et les officiels le savent. Par exemple, la communauté de commune chez moi a adressé un message à tous les parents pour expliquer comment et où trouver de l’aide pour son enfant.

Le gouvernement également offre des séances chez le psy pour les enfants.

On voit bien que l’alerte a été donnée: beaucoup d’enfants vont mal. Y compris les jeunes étudiants.

C’est pourquoi il est important de se rappeler que les enfants ne sont pas outillés pour vivre notre situation sereinement. Il nous revient à nous, les adultes, de les y aider.

Il n’est pas suffisant de croire que l’enfant va tout simplement se débrouiller avec cela.  C’est plutôt à nous de leur apporter de l’aide pour se sentir au mieux dans ce contexte vraiment pas drôle.

En toute logique, on ne peut pas fonctionner sur nos vielles habitudes dans cet environnement pas ordinaire.

enfant kinesthesique en pleine action- pascaline-Jouis

Jouer n'est pas un loisir

Un enfant a besoin d’être dehors, de bouger, de jouer, de faire des rencontres. Il a besoin d’amour, d’être choyé et protégé.

L’éducation, donc l’instruction, vient après. On éduque notre enfant pour qu’il trouve sa place dans la société, qu’il s’adapte au groupe et sache comment vivre avec ses contemporains.
On lui apprend peut-être même plus à tenir compte des autres que de lui-même. En effet, on ne lui enseigne guère à s’écouter, mais c’est un autre sujet.

Revenons à bouger-jouer-prendre l’air. Cela fait partie de la sphère de base des besoins physiques.
Pour un enfant, jouer n’est pas du loisir, c’est sa façon de se développer.
Regardons par exemple les petits des mammifères, chiens, chats,  chevaux, chèvres, lions: le jeu est leur moyen privilégié pour développer leur corps et apprendre la vie. Y compris en se faisant mal.

Il n’y a pas si longtemps, les enfants gambadaient dans les champs, grimpaient aux arbres et jouaient à se bagarrer en inventant des histoires. En tous cas, jouaient avec des objets improvisés et des histoires créées de toutes pièces.
​​​​​​​Ils jouaient aussi à faire des bêtises et apprenaient la vie en se faisant gronder.

Pour sa santé physique et mentale

On peut modifier nos habitudes pour remplacer des activités stoppées par le contexte.

L’enfant jusqu’à 4 ans, n’a pas véritablement conscience de jouer « avec » un autre enfant. Il joue à côté de l’autre, mais la collaboration demande une certaine maturité.

Il est tout dans l’affectif. Il a donc surtout besoin d’une présence rassurante et de découvrir le monde à sa vitesse. Il imite très facilement. C’est par ce biais que l’on va pouvoir commencer à transmettre de la connaissance et des habitudes.

Il a besoin de ses parents avant tout. Et s’il est collé à vous, c’est tout-à-fait normal. Pas d’inquiétude là-dessus avant l’âge de 7 ans.

Son corps apprend l’autonomie, alors plus il gambade et touche à tout, mieux c’est.
Nos conditions actuelles l’impactent peu si nous prenons soin de lui donner des temps libres de mouvements, à l’extérieur si possible.
Par moment, pouvoir crier à souhait et explorer physiquement à fond. Se rouler par terre par exemple, avec bien sûr des vêtement qui ne craignent rien… Avec papa ou maman à côté pour se sentir rassuré.

Plus l’enfant grandit, plus il a besoin d’espace. Si les structures à qui nous confions notre loulou n’en proposent pas assez, il nous revient la mission de créer très régulièrement des moments ou il/elle a assez de place pour que son corps se défoule et s’exprime librement.

Si par exemple une activité sportive s’arrête, gardons ce temps libéré pour faire une activité physique avec lui.
En effet, son sport s’arrête, il est triste, donc d’abord il a besoin d’être soutenu. Ensuite, étant donné que son corps continu de grandir, il a besoin de l’exercer.

Pour sa santé physique et mentale, on va modifier nos habitudes pour créer ce temps de développement psychomoteur avec lui.

La suite de ce sujet bientôt 😃

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.