La personnalité Kinesthésique (3)

La quête de sens 24/24, c’est le destin du Kinesthésique…

Pourquoi faire ? A quoi ça sert ? Pourquoi c’est comme ça? Pourquoi ce n’est pas autrement?
Ce sont les questions clés du Kinesthésique… Mais pourquoi ?

Sous la vidéo, vous trouverez la version texte de cette aventure…

Rappel : 3 types de mémoire pour les apprentissages

  • Les Visuels se souviennent de ce qu’ils voient.
  • Les Auditifs se souviennent de ce qu’ils entendent.
  • Les Kinesthésiques se souviennent bien de ce qu’ils font.

Vous pouvez avoir 1 mémoire dominante, 2 mémoires à égalité ou les 3.
Toutes les combinaisons sont possibles. Faites le test ici (ou en haut de la page)
Sachez qu’en cas de mémoire kinesthésique dans votre liste des mémoires dominantes, c’est elle qui de toute façon « mène la danse».

Le fait de fonctionner avec cette mémoire Kinesthésique va déclencher une série de particularités s’exprimant dans la vie quotidienne… nouvel épisode !

Il est suprêmement important pour les Kinesthésiques que les choses aient du sens. Impossible de lui faire faire quelque chose qui pour lui n’a pas de sens.

L’adulte le sait déjà peut-être et cherche le sens des choses, d’où son questionnement perpétuel pour trouver un sens à ce qui l’entoure.
S’il n’en est pas conscient, il peut juste identifier que son fameux questionnement du matin au soir reflète sa recherche de sens.

Si l’on veut faire faire quelque chose à un enfant kinesthésique, ça devient vraiment important de lui expliquer où ça va mener : pourquoi les règles sont comme ça, pourquoi la consigne est comme ça, pourquoi on fait ça, pourquoi on apprend ça en math ou en français, etc…

Il a besoin qu’on lui dise pourquoi on fait les choses, quelle en est la raison, quel en est le but.
Le kinesthésique a besoin de savoir ce qui l’attend à l’horizon, où cela va-t-il le mener ?

Donc j’ai besoin de savoir le sens de ce que l’on me demande pour pouvoir y adhérer.

Cette spécificité n’est pas consciente, elle ne vient pas de la tête. C’est instinctif, ça vient de l’intérieur.
Si l’on ne donne pas le sens des choses aux Kinesthésiques, en eux une petit voix dit « c’est quoi ce truc ? » , « Bein non ! », « Pour quoi faire ? »

La fameuse grande question du Kinesthésique : pour-quoi-faire ?

C’est la même remarque que l’élève fait au prof maladroitement : « mais monsieur, ça ne sert à rien votre truc ! »
L’élève ici se pose juste la question du sens car il ne comprend pas où ça mène.
Il ne peut donc pas adhérer. En effet, son for intérieur bloque et il ne parvient pas à se soumettre.

Ainsi, un kinesthésique ne peut pas « obéir brut de pomme »… Ce n’est juste pas possible.
A ce sujet, lisez l’article « Obéir pour quoi faire ? » dans le site, vous comprendrez encore mieux le phénomène qui sépare le kinesthésique de l’obéissance passive.

C’est plus fort que lui. Rappelez-vous que ça ne vient pas de la tête qui dirait : « non je ne comprends rien, je ne le ferai pas ! »
C’est l’instinct qui dit : « mais c’est quoi ce truc ? »

A l’école, on le voit fréquemment en cas de règlements perpétués depuis de longues années, qui servaient à quelque chose avant, mais qui n’ont plus de sens maintenant.
Ces élèves-là le voient tout de suite, et disent : « mais, c’est périmé ! Ce truc ça ne sert plus à rien » .
Ils n’y adhèreront pas. Et s’ils n’y adhèrent pas, on ne peut pas obtenir leur collaboration. Ça glisse sur eux…

Et pourtant, nous avons besoin de cette collaboration pour leur faire faire ce que nous voulons.

En premier, ils ont besoin de bienveillance à cause de leur sensibilité émotionnelle. En effet, si on les brusque, c’est fichu, on n’aura pas leur adhésion.
Ensuite, si on veut obtenir leur collaboration, on aura intérêt à leur expliquer où ça mène. Et enfin, c’est ok, c’est parfois très simple de les associer à nos objectifs.

Ils n’ont pas spécialement besoin d’évaluer la philosophie de la consigne pour savoir si ça leur convient. L’important pour eux, c’est simplement de savoir où ça mène, pour quoi on leur fait faire ça, et quel en est le sens.

Pour les adultes, il est crucial de se rendre compte que leur questionnement 24h / 24h interroge le sens des choses. C’est ça leur quête perpétuelle fondamentale!
Ils s’attendent même à ce que les gens leur donnent le sens de leur demande par exemple. Mais ça demeure implicite, alors nos Kinesthésiques restent dans l’attente.

Donc si vous savez que vous avez besoin de sens, et que l’on vous donne des ordres ou des consignes, trouvez la manière diplomate de demander à quoi ça sert.
Ça peut être : « quand est-ce que l’on emploi ça ? » ou « Quel est le but ? » ou « A quoi ça va servir ? » ou autre…

En effet, notre interlocuteur ne peut pas deviner que c’est indispensable pour nous d’avoir du sens, car ça ne l’est pas pour tout le monde.
C’est typique pour les Kinesthésiques (même si c’est intéressant pour tout le monde, j’en conviens).
Donc, quand vous sentez que vous freinez à l’intérieur, dites-vous que vous manquez de sens. Alors posez la question.

Si vous connaissez le but des choses, ce sera ok pour vous. Vous serez en paix. Vous allez comprendre ce que l’on vous demande et pourquoi.
Vous adhérerez naturellement et vous collaborerez beaucoup plus facilement, sans vous sentir contraint.

La suite des informations sur les Kinesthésiques dans les autres vidéos !

Pour trouver d’autres bonnes idées en attendant :

Sur le site

  • La page des « Kinesthésiques » dans les Outils
  • Le livre « Apprendre avec plaisir »
    Vous trouverez un mode d’emploi détaillé des 3 profils d’apprentissage

Sur youtube 

  • Abonnez-vous à la chaîne car la série « Le K » va avoir bien d’autres épisodes
  • Likez la vidéo si elle vous paraît utile aux autres, et partagez-la autour de vous pour aider les personnes

Sur Facebook 

à bientôt ! Au plaisir de vous donner d’autres clés

2 réactions sur “ La personnalité Kinesthésique (3) ”

  1. Jean

    Bonjour,

    En écoutant vos explications, je trouve frappant le parallèle des kinesthésiques et des surdoués.
    En tout les cas cela m’a permis de comprendre mes réactions et mes comportements.
    J’avais été testé « précoce » à 40 ans ce dont je ne croyais pas du tout.
    Je pense que certains professionnels qui rencontrent au premier contact un kinesthésique peuvent avoir une perception erroné de l’individu qu’ils ont en face d’eux.
    Je me retrouve entièrement dans cette singularité par rapport à vos explications et trait de caractère du kinesthésique.

    Salutations

  2. pascaline Auteur Article

    Oui Jean, tout-à fait. Kinesthésiques et surdoués (ou hauts potentiels) se ressemblent dans le fonctionnement. La grande sensibilité, le besoin de sens, les émotions intenses… Lors du test, j’ai presque toujours trouvé des hauts potentiels avec un profil K (souvent les 3 profils à égalité). Les exceptions existent mais sont rares. La différence entre K et HP est liée au degré de sensibilité. Pour aller vite, je dirais que les hauts potentiels sont des kinesthésiques++. En tout cas, les façons d’apaiser la personne sont les mêmes.

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